Ardèche – Cévennes

Brèves de voyageP1020502
L’Ardèche et ses terrasses nous ont fait bien mal aux pattes et valu quelques demi-tour car on ne descend pas les escaliers raides que les anciens ont construit. Et les chemins de mulets ne sont pas très adaptés à nos gros sabots ! Mais  on a quand même fini par s’en sortir et arriver vers le Mont Lozère. Là le temps n’était pas au beau fixe donc les filles ont préféré rester dans les vallées plutôt que monter sur le plateau. Nous avons contourné ce massif par l’est. Après quelques belles tempêtes avec grêle et compagnie sur les crêtes, nous sommes arrivées dans les petites montagnes du sud des Cévennes.

L’agriculture rencontrée
L’Ardèche et les Cévennes sont réputées pour leurs terrasses et les châtaigniers qui les couvrent. Celles-ci sont toujours présentes mais beauP1020519coup de châtaigneraies partent à l’abandon et sont peu à peu envahies par d’autres espèces, dont les résineux (pins noirs) plantés en grande quantité suite à des opérations de reboisement dans les années après-guerre où tout le monde manquait de bois de chauffage. Dans les vallées, les terrasses sont irriguées par des canaux construits à flanc de coteaux et qui desservent toutes les terrasses d’une commune. Aujourd’hui, ils sont encore entretenus dans certaines communes pour les jardins privatifs des habitants et chacun doit encore nettoyer et curer sa partie afin que l’eau puisse circuler pour tout le monde. Un système de vannes permet de prendre de l’eau, mais les tours d’eau qui existaient avant ne sont plus d’actualité car il y a bien assez d’eau aujourd’hui pour les quelques potagers.
Nous avons posé nos sacoches pour quelques jours à la ferme de Malhaussette, un collectif installé depuis 2009 grâce à l’association Terre de liens. Cette bande d’amis a repris une exploitation de chèvres laitP1020569ières et continue de fabriquer des Pélardons avec leur troupeau de 30 chèvres. Elles sortent la journée dans la trentaine d’hectares de pâturages et bois dont ils disposent et sont traites une fois par jour. Pour l’hiver, ils produisent leur propre foin de prairie et de luzerne. Ils réalisent aussi des produits issus de la châtaigne comme des confitures, crèmes et farine de châtaigne. Ces produits sont vendus sur deux marchés hebdomadaires, celui de Florac et de Mende. En plus de cela, ils produisent pour leur consommation personnelle leur légumes sur les trois jardins qu’ils ont mis en place et se lancent dans une pépinière afin de vendre des plants de fruitiers.

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